Affreuse, sale et méchante!

Une culture incandescente, une adresse étourdissante, les pensées éhontées d'une jeune femme affreuse sale et méchante qui ne pense qu'à dire du mal de vous.

mardi 17 juillet 2007

La saga de l'été #6 et fin hara-kiri sur le petit grill

Les soubresauts sentimentaux demeurent le sel de l'existence.

Il n'empêche qu'alertés par les tendances suicidaires de l'une comme de l'autre, nous avons préféré, par altruisme animalier, mettre fin à leur solitude et leurs souffrances. Saisies dessus dessous sur un petit grill en fonte, avec des brocolis à l'eau, elles furent ma foi délicieuses. Par contre, les poils de chat, c'est super chiant à arracher.


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à gauche, feue Cléopâtre; à droite, feue Isadora.

Triste? Certes, mais diététique!

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dimanche 15 juillet 2007

La saga de l'été #5 la malice des complices

-nostalgie 2005-
(poème)

1cleola

POEME

attendrie au souvenir des dialogues anciens
assis sur un muret le cul tout
froid
en train de fume-fume
avec un bol de thé au jasmin dans les mains

(putain qu'est-ce qu'on rigolait bien)

***

- Dis donc belle gosse, on remet ça jeudi comme on a dit, OK?
- Avec plaisir, mais à l'abri des regards!
- Bah non pourquoi? c'était bien de faire ça en public! J'ai adoré! C'était PALPITANT!
- Oui, c'est excitant de se faire mater!
- Ou alors on va chez toi, dans ton antre féerique et lubrique et on demande à Médor et Rantanplan de venir, à quatre c'est bien aussi. J'apporte mon caméscope.
- J'ai jamais fait ça. Toi si? Coquine!
- Toi, tu t'occupes de la logistique et moi, du champagne et des capotes.

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vendredi 13 juillet 2007

La saga de l'été #4 Isadora

isadodolapute2Belle et mystérieuse, elle jouit d'un port aristocratique, d'une douceur incomparable et malgré une étouffante timidité, elle sait se faire aimer et convoiter. Elle ne ronronne jamais, lui complaire est une gageure et c'est sur les genoux d'un homme qu'elle aime à se reposer.
Amoureuse, sa Cléopâtre l'a récemment déçue; une broutille bien sûr, cela étant, il est bien difficile de se confondre en excuses maintenant que des mots (et quels mots!), ont été lâchés. L'instinct de survie, l'énergie de sa race, l'amour enfin, ne semblent pas suffire à réveiller le feu. Il ne lui reste plus que des souvenirs heureux, des rires de gorge, des petits mots, pleins de malice, griffonés à la va-vite sur des morceaux d'enveloppes usagées.

Alors elle ferme les yeux, et se retrouve enfin.

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jeudi 12 juillet 2007

La saga de l'été #3 de la gauche et de la longévité des couples de chattes

100_9005Etre de gauche, c'est bel et bon, mais pas facile, pas naturel, cela nécessite un effort intellectuel, de réflexion, d'analyse et enfin de don de soi; c'est Philippe Val qui le dit, et il dit aussi que l'homme à l'état de nature est naturellement de droite; civilisé, il penche enfin à gauche.
D'ailleurs, ça se vérifie chaque jour, regardez dehors, lisez le journal.

De même, la longévité d'un couple, ça n'a pas de secret, ou plutôt si, le secret, c'est l'effort, un effort de tous les instants pour accepter un tas de compromissions affreuses (de la levrette aux fessées en passant par le cunnilingus ou l'absence de pénis).

Un couple, à part chez les hippocampes, n'existe que pour assouvir ses besoins primaires; peu satisfaisants, ou proposés par un tiers, ils sont la cause des défections du projet-couple, si nombreuses de nos jours.

Un caprice, et voilà la rupture, bête et brutale, comme disait l'autre.

Prolégomènes un peu fouillis à cette triste quoique sobre constation: la sombre Cléopâtre et l'altière Isadora semblent bien sur le chemin d'une fin sotte et inutile, par manque de conviction et refus stérile de toute concession accomodante.

L'une souhaite plus d'engagement, l'autre plus de passion, dans l'absolu, les deux chattes, un homme plutôt qu'une compagne d'infortune, différents suffisants pour engranger inéluctablement le processus de séparation.

Panier conjugal déserté. Objectifs divergents. Elles n'ont même pas un enfant, ou un crédit sur vingt ans à se mettre sous la dent pour se forcer à rester!

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Il est trop vrai, alors, comme le disait Roger Martin du Gard (pas de panique, je connais pas par coeur des citations de Roger Martin du Gard, j'ai lu ça dans le Robert en cherchant un synonyme qui me plaise au verbe "transiger"), que "les intérêts transigent plus facilement que les sentiments".

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mardi 10 juillet 2007

La saga de l'été #2 omar m'a tuer

s'il vous plaît aidez-moi si vous lisez ces lignes vous pouvez sans doute quelque chose pour moi, je ne sais plus à qui m'en remettre, comprenez-moi je vous en supplie et ne vous inquiétez pas, je ne vous causerai pas d'ennuis vous n'entendrez plus jamais parler de moi, simplement, aidez-moi un instant, soyez humain et aidez donc votre prochain, fut-il animal je ne peux plus rester dans cette famille, ils me torturent tous le gamin m'enferme dans ses tiroirs  et sa soeur c'est pire, c'est qu'un bébé mais elle m'arrache des touffes de poils dès que je passe sous son nez pour faire genre chat gentil et en plus ils sont tous là à s'attendrir "oh la coquine", et de glousser de contentement et la mère qui me traite de pute à chaque fois qu'elle remplit les gamelles de croquettes leclerc, encore avant c'était des whiskas chaton mais depuis qu'ils nous ont emmené chez ce barbare de vétérinaire ils disent qu'ils ne veulent plus dépenser un centime de trop pour nous qu'on les saigne tout en leur pourrissant la vie c'est pas de ma faute si j'aime faire pipi sur leur lit à ces deux là, elle est si moelleuse, leur couette, et cette odeur puissante de mâle dominant ténébreux que lui laisse sur les draps me rend dingue à chaque fois, mais il ne comprend pas mes messages d'amour et se met à hurler en ôtant les draps souillés: pourquoi les changer, nous aurions pu communier et cette conne d'isadora, encore avant elle se montrait amicale et honnêtement je savais y trouver mon compte même si c'est contre-nature parce que lorsqu'on est seule voyez-vous un peu de chaleur c'est agréable mais depuis que je déprime, je grossis à vue d'oeil et les rares fois où on se câline c'est nul fade et sans passion,
ils disent qu'un jour ils nous laisseront dans la forêt et qu'on fera moins les malines avec les écureuils et les renards qu'on n'aura rien d'autre à bouffer que le produit de notre chasse, pêche et cueillette, des baies et des orties, comme les premiers hommes et ça les ferait bien marrer si on arrivait un jour à gober une fourmis je vis dans l'angoisse de l'abandon et ce stress est à l'origine de diarhées, d'accord, et alors lui, pourtant si beau se fâche quand il nettoie la litière et c'est des palabres sans fin pour savoir combien de vaisselles et de lessives pendues vaut une litière changée avec ces horreurs (n'exagérons rien!) et puanteurs mais mes problèmes intestinaux je n'y peux pas grand chose heureusement ils sont persuadés que c'est Isadora et comme elle se cache toujours dans un buffet plein de paperasse elle réussit à échapper à des coups de pieds n'empêche que je vis dans la crainte et le souci alors qu'est ce que je peux faire à part espérer que vous viendrez m'aider par exemple si vous avez un  mâle chez vous

j'en ai besoin

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lundi 9 juillet 2007

La saga de l'été #1 un an a passé

Previously on saga de l'été

Août 2006: nous suggérions qu'Isadora et Cléopâtre n'allaient pas tarder à décéder des suites d'une chute ardemment désirée par autrui, depuis le haut d'une falaise.
En réalité, par la grâce d'un Dieu faible et lâche,
elles ont survécu quelque temps.

***

été 2007, début des vacances

Un an de plus. Une passion qui s'étiole, un couple entré en routine.

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Un an avait passé, et elles se connaissaient désormais mieux que personne. 

Leurs loisirs symbolisaient cette entente cordiale: elles n'aimaient rien tant qu'aller pisser en choeur sur les draps nouvellement changés et sentant le propre de leurs maîtres, sur les serviettes qui traînaient dans la salle de bain, ou même sur le tablier de cuisine chu à terre. Voire mon sac de piscine, putes qu'elles sont (note de l'auteur).

Elles ne dédaignaient pas s'alanguir, à l'occasion de longues siestes, côte à côte, sous un rai de soleil traversant une fenêtre du salon, mais c'était plus le fait d'une frileuse habitude que par renouvellement perpétuel d'une commune et sensuelle tension sexuelle.

Il arrivait encore qu'elles fassent l'amour, de temps à autre, mais toujours de la même façon; les mêmes gestes, les mêmes coups de langue aux mêmes endroits, les mêmes rythmes, selon un ordre bien établi.
Après tout, pourquoi changer une méthode qui gagne?

Posté par pimpantesybarite à 09:00 - La saga de l'été 2007 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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