Affreuse, sale et méchante!

Une culture incandescente, une adresse étourdissante, les pensées éhontées d'une jeune femme affreuse sale et méchante qui ne pense qu'à dire du mal de vous.

mardi 30 mai 2006

S'il résiste, pratiquez l'hypnose

aubadehypnose2Bon d’accord.
Il ne résiste pas.
Mais diantre, dans le doute, pourquoi ne pas fomenter un plan B, avec joie et allégresse?
A l’aide de vos nichons, bien entendu, vous connaissez le principe et mes idées à ce sujet, car oncques ne vit homme esbaudi par une seule connaissance pointue de blagues swahilies, de la pierre de Jaumont ou de la préparation du lapin au pastis. Il faut y mettre du sein (oui, j’ai osé, vous ne rêvez pas).

Rien n’est pire que le désir inassouvi, le penchant réprimé et l’humiliation d’une résistance infondée, et si votre triomphe doit passer par une démesure extraordinaire au niveau de la profondeur de votre décolleté, n’en jetez plus, foncez !

Attention, je vous vois venir, l’inégalité criante de nos constitutions serait un rempart qui étoufferait votre génie créatif en la matière ?
Je réponds par la négative, et explicite immédiatement. L’homme a cela de fascinant que son cerveau déforme les choses, comme s’il était gâté de la vérole, comme si son esprit d’observation et d’analyse à l’occasion vivace devenait subitement victime d’une grève aride et fatale.

Là je dis, mesdemoiselles, soyez attentives, ce que je vais vous révéler vaut son pesant d’or.

Le sein, si petit soit-il, du moment qu’il lui devient accessible au sens physiologique du terme, se mue en grosse gougoutte affolante.
Rien de moins.

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mardi 17 janvier 2006

Se pencher sur ses problèmes

Sa mine inspire de la pitié ? Penchez-vous sur ses problèmes, dans la joie et la bonne humeur !

Bon, soit, je laisse de côté les odieuses contrepèteries trop peu dignes et poursuis mon œuvre d’édification à l’usage des masses féminines qui n’ont pas encore compris comment fonctionne un esprit mâle dominant (n’ayons pas honte de préciser que la première partie de cette remarque est justement destinée à faire réagir certains d’entre vous - à l’esprit peu vif nécessitant aide et soutien- à la dite contrepèterie).

aubadeu6qComme le suggère la photographie de la dame illustrant mon propos, l’idée, c’est de déployer férocement les grands moyens (même s’ils sont petits), généreusement, sans compter, au moins le temps des Soldissimes.

Vous avez déjà remarqué, l’ingénieur, le médecin, le bourru arrivé, ne parle pas, ou très peu (au contraire de l’homme dont on se fout un brin, excessivement bavard, lui) (que personne ne se sente visé, c’est de la littérature). Souvent l’homme à séduire dit « Je te préviens je n’ai pas de conversation » ou encore « Je sais pas raconter ». Si vous n’insistez pas, il en restera là. Prouvez-lui le contraire ! Flattez, flattez ! Ce n’est pas qu’il est taciturne et peu enclin à l’épanchement, c’est qu’il attend de vous un intérêt sincère et sans arrière-pensée. Posez des questions, faites mine de trouver ahurissant et terriblement passionnant ce qu’il raconte ; plaignez-le ; encouragez-le. Une mère possessive ? un père absent ? une prof de maths qui se rengorgeait sensuellement quand il allait au tableau ? Parlons-en!

Une fois n’est pas coutume, citons Alfred de Vigny :
« L’homme a toujours besoin de caresses et d’amour ; Il rêvera partout à la chaleur du sein. »

De fait, le sein en a vu et entendu, des drames humains. Moult.
Des hommes ont pleuré, se sont roulés par terre, ont récité des poèmes médiévaux, ont menacé de se suicider, d’écouter Kyo, de s'engager dans la légion étrangère, de visiter le Nouveau-Brunswick en avril, de partir faire kibboutz en Pologne.

N’empêche.
Les jupes à volants, les pulls en cachemire et les bottes en python, c’est pour qui ?
Pour la fille généreuse de sa personne. Ayant le sens de l’écoute, et de la lecture entre les lignes. Genre.

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mardi 6 décembre 2005

Lui offrir un peu d'ivresse!

ivressecaqReprenons nos leçons de séduction avec joie et pimpance, du fait des festoiements qui s'annoncent, sait-on jamais, peut-être allons nous rencontrer, au détour d'une baraque de marché de Noël présentant des sujets nordiques en bois taillés dans la masse, qui un médecin, qui un ingénieur, qui un bourru arrivé!

Le marché de Noël, justement, parlons-en!
Certes, arborer sous la pluie glacée de décembre, un bonnet péruvien de toute beauté mettant en valeur notre teint de chicon (des chicons c'est des endives en ch'ti), un gobelet en plastique plein de tartiflette dans la main gauche et une cuiller de bois gravée de notre prénom dans la main droite (je sais qu'il y a des lecteurs assidus issus de pays exotiques, je remets donc dans le contexte), ce n'est pas l'idéal pour ahurir un homme de goût.
Cela dit, après le partage de quelques bons verres de vin chaud, au son moelleux des vocalises enchanteresses de Lydie, chanteuse de rue, qui nous met en train avec un "Da ya think I'm sexy?" interprété avec une fougue communicative, le pétillement aviné de nos yeux, nos éclats de rire lumineux sous les étoiles clignotantes des décorations géantes, annonceront, à n'en pas douter, un poitrail de qualité gage d'une vie ludique pleines de joyeuses et annuelles descentes au chalet de Tignes dès les premiers frimats.

Et Joyeux Noël!

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samedi 19 novembre 2005

Leçon 18: savoir faire entendre ses positions

Utiliser le nichon pour s'affirmer, en tant qu'être libre et indépendant, c'est très salutaire. Ne te laisse pas manipuler par le mâle dominant, affirme toi et écrase le petit scarabée qui se mettra en travers de ton chemin! Tu es la seule à pourvoir choisir ce que tu feras de ton sein! Qu'on se le dise!

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vendredi 28 octobre 2005

Poser le piège et attendre

Souvenez-vous du médecin, ingénieur ou bourru arrivé qui fera de votre vie un havre de grasses matinées, de virées shopping pleines de prodigieux produits de Nuxe, de jeans Moschino et de trench Burberry, ponctuées de pauses chouquettes avec un thé au jasmin, de séances de ciné impromptues, de descente en caddie à la Fnac, votre iPod blindé de Madonna dans les oreilles, de préparation de week-end dans votre etxea du Pays Basque. Oui, souvenez-vous bien. Imprégnez-vous.

lecon10Votre sauvage détermination à réussir dans la vie avec cette flamboyante insolence doit absolument reposer sur des bases solides et pensées, telle l’araignée qui tisse sa toile avec patience et intelligence, tel le castor qui fabrique minutieusement son barrage à l’aide de matériaux flottants (boue, feuilles, brindilles), tel le braconnier moustachu qui élabore avec raffinement de somptueux filets mutilant ou étranglant ces petites bêtes à fourrure qui font notre joie l’hiver venu car le climat des pistes suisses est connu pour sa rudesse.

Vos nichons doivent s’insinuer dans l’esprit du mâle dominant, sans subtilité sinon vous n’êtes pas rendues, mais avec fracas, vulgarité et sans la moindre once de bienséance parce qu’après tout vous n’avez plus toute la vie devant vous.

Arborer, avec un air détaché mais quand même très sexuel, ça peut s’apprendre.
Je vous propose quelques exercices pour vous mettre en condition.

Prenez un bain plein de mousse et parfumé au muguet en écoutant Harry Connick Jr , puis jaillissez de là avec grandeur, en inondant la salle de bain, comme Liz Taylor dans Cléopâtre.

Ou bien postez-vous torse poil devant le plus grand miroir de votre appartement, regardez-vous bien droit dans les yeux avec un air de défi, levez la main droite et dites « Je le jure » ; vous pouvez ajouter « et que Dieu bénisse les Etats-Unis d'Amérique», mais c’est accessoire.

Ou bien prenez-vous pour Monica Bellucci et assénez, avec l’accent et sans complexe, une phrase du genre « Jouer nue, c’est plus facile qu’embrasser » (Glamour, novembre 2005).

Vous ne douterez plus jamais de l’efficacité au quotidien de vos nichons, et n'aurez plus qu'à attendre.

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mercredi 12 octobre 2005

Jouer avec ses nerfs

lecon14Oui, d’accord. Mais pas trop, non plus. Ce petit jeu là, ça ne marche qu’avec les femmes, à la rigueur avec les étudiants romantiques de première année, pourvus d’une chevelure paroxystique, de Clarks usées et de teint palot (avec Voyage au bout de la nuit dans son Eastpak customisé car il ne l’avouera jamais mais il a vu Luchini à la tévé il y a peu).

Le mâle dominant, lui, est sournois, et profondément cruel.
Il vous fera payer au prix fort toute tentative de le faire tourner en bourrique. Il faut savoir oublier sa dignité, ma belle (vous permettez que je vous appelle ma belle ? c’est pour un pari) parce qu’un époux ingénieur, médecin ou bourru arrivé, ça se gagne à la force du poignet...
Ce qu’il faut, plutôt, c’est mettre son estime de soi au fond de sa poche avec un mouchoir dessus, comme on dit. Si vous lui promettez ça (menu geste découvrant une petite moitié d’avant bras), il voudra ça (amplitude du geste dévoilant un bras entier et plus encore, genre loin derrière l’épaule). Assurer son avenir, et je parle d’aisance financière autant que de sentiments, entendons-nous bien, c’est vraiment rude de nos jours, il ne faut pas hésiter à faire un pas en arrière, douze pas en avant. Faire envie tout en snobant l’Homme me paraît un jeu dangereux, vous savez, vous n’êtes malheureusement pas seule dans la course, si c’était le cas, nous ne serions pas là à réfléchir à un plan d’attaque.
Disons que le balconnet rembourré dès le premier soir assorti de minauderies effarouchées, ça aide. Mais, bon Dieu, laissez-le s’approcher, sinon je ne donne pas cher de votre peau !

Jouer avec ses nerfs, oui. Mais cinq minutes. Croyez m’en.

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mercredi 5 octobre 2005

Croiser son futur mari dans la rue, en automne, dans une région sinistre

photo181Ce qu'il faut faire, et ne pas faire, avec ses nichons, en automne.
D'un côté, il sentira venir: le chômage, le sida, le prix de l'essence, les week-end chasse en Sologne. photo191
De l'autre, il humera avec envie: les ouragans aux noms sexy, les marrons chauds qu'on mange sous un parapluie en riant, les dimanche à deux en pyjama de pilou sous la couette de plumes d'oie.
A vous de voir.

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dimanche 25 septembre 2005

Jouer à cache-cache

photo78Jouons carte sur table. Il n’est que temps. Vous savez maintenant que le cycle de cours de séduction est bien entamé, que ne rien dissimuler, c’est bel et bon, et qu’il ne faut pas tarder à dévoiler subtilement votre jeu. Pour que votre ingénieur, médecin ou bourru arrivé soit définitivement sous votre coupe, c’est bien vous qui devez poser vos atouts, ça tombe sous le sens, pourtant c’est lui qui doit avoir le sentiment de gagner : c’est pitoyable, mais c’est comme ça, votre cavalier fou est mauvais joueur. Pis, mauvais perdant. N’oubliez cependant pas que c’est lui qui tient la banque : patience est mère de félicité ! Si vous ne voulez pas passer à l’as, il vous faudra déployer des trésors de subtilité et de savantes stratégies. Assimiler les règles pour mieux diriger le jeu : ne soyez pas un simple pion perdu sur le plateau. Montrez tout sans en avoir l’air, avec un genre niais finement dosé pour tromper l’ennemi, puis dans un grotesque air d’effroi, remballez votre jeu (avec un châle par exemple, qui pourrait vous amener à suggérer l’offre d’une fibule baroque, c’est la mode cette saison). Ca s’appelle le cache-cache. Recommencer l’opération, autant de fois que nécessaire (ça peut durer des mois) (je sais, je sais) jusqu’à faire échec et mat (comprenez : demande en mariage).

Il ne nous reste plus qu’à vous adresser nos plus sincères félicitations, Madame Kasparov !

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vendredi 16 septembre 2005

Simuler la timidité

photo71N’oubliez jamais : vous êtes pourvue de tout ce qui peut rendre un homme (ou une femme, ne soyons pas sectaire) heureux. En effet, quand un magazine traînant au bureau vous demande avec gourmandise « Quelle déesse êtes-vous ? » , il s’avère que vous êtes Aphrodite. C’est un signe. Graine féconde, séduisant par votre finesse, votre intelligence, votre culture, votre charme, et vos nichons. Surtout vos nichons, soyons honnêtes. Cette bonne nouvelle cache cependant un revers de taille : votre joyeuse liberté et vos sourires joliment moqueurs menacent le mâle dominant. Et ça, c’est mal. Je veux dire, ce qui est mal, c’est qu’il s’en rende compte, le reste on s’en fout. Vous savez bien que l’important, c’est le paraître. Réduisez-vous à une paire de seins, ce sera très bien. Affectez d’être éclipsée par l’aura lumineuse de votre proie, et même d’en être subjuguée. Ne perdez pas de vue cette idée : soyez pleine d’humilité et de timidité, au moins au début. Un solide complexe d’infériorité et un grand manque de confiance en soi, assortis d’un décolleté renversant, croyez-moi, c’est ticket gagnant pour un mariage du diable avec un médecin, un ingénieur, un bourru arrivé. Enfin souhaitons-le.

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vendredi 9 septembre 2005

Plus amère que la mort est la femme

photo49J'avais oublié juste un truc, pour la séduction à l'italienne: ne pas trop lui dire, au mâle dominant, qu'il est beau, fort, mystérieux et saugrenu; il risquerait d'y croire et d'agir en conséquence. Rappeler à son bon souvenir qu'il pourrait tout à fait redevenir à nos yeux fatigués très moche, très bête, très ennuyeux, pas drôle du tout et piètre amant. Toute italienne fournie en poitrail qui se respecte est impétueuse, volcanique, et jette l'homme aux orties quand elle veut, où elle veut; il pourra toujours pleurer et crier "Mamma!! Mamma!" sur ses nichons perdus, elle le regardera de haut, avec ses yeux clairs et perçants, et dignement accompagnée d'un rire cristallin, elle se permettra une dernière envolée lyrique pour lui asséner ô combien il la regrettera, et il la regrettera bocou.

Posté par pimpantesybarite à 19:57 - Leçons de séduction (uh uh) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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