Affreuse, sale et méchante!

Une culture incandescente, une adresse étourdissante, les pensées éhontées d'une jeune femme affreuse sale et méchante qui ne pense qu'à dire du mal de vous.

lundi 3 septembre 2007

Le nichon, vecteur d’inégalité et d’exclusion (sur la plage) (article scientifique pointu, attention les yeux)

Certes, c’est la rentrée ; eh bien justement, la plage, c’est déjà loin, il est donc temps de revenir en arrière, et de dresser un bilan sur les nichons en vacances.
Pour cela, j’inaugure une nouvelle rubrique, « Sociologie du nichon », qui va, je l’espère, nous apporter à tous beaucoup.

Le fier port du sein arrogant et visible de tous sur la plage est un phénomène bien plus complexe qu’il n’y paraît.
En effet, la morphologie, la capacité d’aisance du port et l’âge du sujet sont autant de détails qui font que l’égalité universelle des nichons devant le décolleté et la nudité n’existe pas. C’est moralement déplorable, nous en convenons, mais il s’agit ici d’exposer les faits, pas de se révolter.

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Pourtant, quoi de plus banal qu’un sein ? Après tout, nous en sommes toutes et tous pourvus, avec plus ou moins de bonheur évidemment, mais cet aspect de la question ne devrait-il pas se cantonner à l’intime et au personnel ?
Or il apparaît que sur une plage, par exemple, et c’est le sociologue et directeur de recherche au CNRS Jean-Claude Kaufmann qui s’amuse à nous le rappeler dans son ouvrage  Corps de femmes et regards d’hommes  (6€) la pratique du topless est strictement et sévèrement codifiée ; le nichon arboré doit répondre à des normes physiques et sociales drastiques (être jeune et ferme, quoique toutefois absolument désexualisé) sous peine d’être considéré comme inadéquat et outrageant.
On estimera le sein blanc mollasson côtoyant le nombril du sujet comme une violation des conventions de la nudité acceptable sur une plage, alors qu’on pourrait croire que cette pratique désormais courante (moi-même, voyez-vous, n’y rechigne pas), symbolise la liberté du corps et le détachement neutre du monde qui l’entoure, car de nos jours, on ne lorgne plus alentour, enfin sans trop d’insistance en tout cas. Parce que si on peut plus mater, bah on se pose un peu là, quoi.

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Malheureusement pour vous (parce que moi, ça va, hein !), Jean-Claude Kaufmann ne nous propose pas de solution, ce qu’en revanche s’est permis Pierre Bourdieu lui-même, qui dans un bel entretien au Magazine de l’homme moderne en 1998, n’a pas manqué de souligner l’importance du nichon dans le processus de construction ou de recomposition des identités estivales (sur la plage, le nichon se crée un nouveau moi, facteur majeur conditionnant vos capacités à gagner ou non des concours de décolleté).

Il me semble qu’il cherche à nous dire que le nichon doit lutter pour s’affirmer et ne pas se laisser étouffer par la domination masculine, l’ordre politique et esthétique, et le positivisme, et finalement, tout cela s’intègre à ce qu’il appelle « le paradoxe de la doxa », non ? Qu’en pensez-vous ?
Mon avis, et c’est un avis que vous êtes libres de contester, c’est que Bourdieu a cherché à libérer nos nichons, que le nichon ne doit plus craindre d’être subversif, de bousculer l’ordre établi. Et même si vos nichons sont plats, gigantesques, velus, en chute libre ou pointus, engoncés dans de la toile de jute ou dévoilés au tout-venant, vous avez bien le droit d’en faire ce que vous voulez, surtout si vous passez l’été en Bretagne, soyons honnêtes.

Cependant, l'expérience le prouve, le bikini, c'est bien, aussi!

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Posté par pimpantesybarite à 23:55 - Sociologie du Nichon - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


mercredi 14 mars 2007

De l'élévation par le nichon

D'aucuns ne croient pas vraiment que les femmes sont capables, contrairement aux hommes, de faire plusieurs choses à la fois et qu'en cela, elles sont donc nettement supérieures.

Eh bien je vous assure que c'est vrai.

Par exemple, l'autre jour, assise sur le petit fauteuil de la salle de bain, je discutais d'un ton badin avec un homme nu et fort bien bâti, ma foi, pendant qu'il procédait à ses ablutions (je traduis pour les suisses ou les immigrés moldaves: il prenait sa douche). D'un coup, histoire de le faire participer, je lui pose une question, sur quel pays on choisit pour se barrer si Sarkozy passe. Il me répond "Ouais ouais". Je lui dis "Nan mais alors tu préfèrerais quoi?" et lui "hein? euh... du rouge?". Comme il se frottait les aisselles, il ne pouvait que se concentrer sur son aisselle de gauche, et son aisselle de droite, et son torse, savonné en rond, de haut en bas, etc. C'était trop prenant pour pouvoir réfléchir par ailleurs à une question existentielle. C'est pareil quand il enchérit pour de faux sur e-bay, en espérant que c'est pas lui qui va remporter la batterie de Lada ou l'écharpe de l'AS Nancy. C'est pareil quand il regarde PJ, fait l'amour, ou coupe des oignons. Il faut qu'il s'arrête pour pouvoir discuter.

A l'inverse, et je prends un exemple au hasard, une scène de ce matin pour tout dire, je peux, sise dans ma baignoire: me raser les jambes (main droite) sous ma douche (pommeau coincé dans le cou) en me brossant les dents (main gauche) en faisant pipi (nénette)(ouais, je sais) tout en parlant à mon fils (bouche encombrée de dentifrice) et écoutant Hélène Jouan sur France Inter (oreilles).

Je ne sais pas si cette capacité à multiplier les actions manuelles et intellectuelles de manière simultanée est vraiment due à la présence de conduits lactifères dans nos organismes, quoique je l'espère grandement, cela étant, l'efficacité, et par là donc la supériorité, des femmes, s'en trouve assurée.
Je pense franchement que l'heure a sonné.

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lundi 17 octobre 2005

Le nichon comme expérience mystique

cachez_ce_sein_que_je_ne_saurais_poire2Le sein est, pour les plus grands philosophes, la voix authentique du siècle. Tout un corpus théorique a pris forme, c’est le cas de le dire, n’est-ce pas, avec la publication en 1929 du Manifeste du nichon nihiliste d’Odette Mamaia une artiste brésilienne ayant rompu avec le catholicisme après de douloureux problèmes familiaux, et depuis lors, la production intellectuelle et plastique du nichon n’a eu de cesse d’acquérir ses lettres de noblesse, en cela soutenue par les sciences et l’hypersexualisation de la civilisation du XX ème siècle.
A la fois symbole de l’éternelle soumission aux lois de la nature et acteur à part entière du bellicisme arrogant des corps et de la foi torturée par le postmodernisme, le nichon reste et demeure la conviction affirmée, l’engagement performant, du moi dans l’omnia.

Filumena Dell’Issnori, psychanalyste de renom et nichonologue exerçant à Rome et à Naples (selon la saison), l’affirme au détour d’un entretien plein de charme et d’érudition, soutenue à grand renfort de penne alla arrabiata, son plat fétiche nous révèlera-t-elle sur le ton de la confidence: « Le sein, voyez-vous, représente dans un même élan la distanciation et la conjonction, c’est-à-dire le miroir de la vie et la palpabilité de l’existence. C’est un concept extrêmement fort et novateur dont je suis avec fierté à l’origine et que j’appelle moi-même le « nichon-cosmos », car le nichon s’intègre à une sorte d’anamnèse à la fois unique et universelle, à savoir de l’intention clanique du sens de soi. »

Comme quoi, hein.

(Illustration: Cachez ce sein que je ne saurais poire, sculpture de Clarisse Piveteau)

Posté par pimpantesybarite à 09:43 - Sociologie du Nichon - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 15 septembre 2005

Le nichon? 74% des français pensent que ça va durer

photo70Un sondage Sofres pour Nichon & Nichon, basé sur un panel de mille cinq cent douze personnes dresse aujourd’hui un bilan contrasté sur l’avenir du nichon en France.

Que conclure ? Verre à moitié vide ? verre à moitié plein ? comment analyser ces chiffres avec lucidité et bonne humeur ?

Comprendre avant toute chose que 26% des français semblent avoir perdu espoir en le sein ; nous ne savons pas comment nous en sommes arrivés là, mais il va falloir relever la tête, rallier les militants de tous bords et tenter une union, savoir créer les conditions d’un partenariat extrêmement large, pour mieux mettre en avant la question de la viabilité à long terme du nichon dans toute sa splendeur.

Mettre fin aux préjugés et à la cuistrerie des naïfs opposants du nichon, tout en respectant l’opinion d’autrui, en toute objectivité, quel digne combat, beau, universel et de plus sensuel ! La mobilisation a d’ores et déjà commencé. Regardez donc autour de vous ! Des phrases choc (genre, euh, phrases choc) faisant office de slogan politique de poids sont placardés dans le métro, sur les poteaux électriques, votre ville est envahie par les tracts séduisants car illustrés.
Le nichon, quoiqu‘il advienne, reste attaché à sa base première : le militantisme du chaland est et restera irremplaçable dans le combat pour la liberté des seins du futur.

Cela dit n’ayons de cesse de féliciter nos fières poitrines qui continuent à enthousiasmer sans difficulté la plus grande partie des français ayant un avis sur le sein, et ils sont légion car le même institut de sondage a récemment dévoilé sans pudeur que le nichon reste au cœur des préoccupations de nos concitoyens, juste après le besoin de sécurité et l'accès à la propriété. Voilà une bonne nouvelle !
Pour autant, sont-ils prêtes et prêts à se battre pour cette cause éternelle sans qu’il soit jamais question de promesses de promiscuité sexuelle ?

La team « Nichon & Nichon » a tout de suite réclamé une étude plus pointue pour cerner de matière plus concrète les motivations des personnes interrogées.
Il apparaît de fait que 97% des personnes confiantes en l’avenir du sein sont prêts à prendre les armes pour la défense du nichon en tant que symbole sexuel et maternel (et c’est ce que nous prouve la rue en révolte) ; 3% refusent de se prononcer (sans doute des féministes libertaires homosexuelles et masculines).
Si on se penche sur la définition sexuelle des participants, on constate que l’équilibre est de rigueur : tant les hommes que les femmes se déclarent concernés par la question ; en revanche les différences socioprofessionnelles sont claires : les chirurgiens esthétiques sont majoritairement favorables au sein dans la durée, quand les psychanalystes s’insurgent et réclament sa fin.

Le politologue britannique du nichon Miles Tits, enseignant à Oxford, et récemment annobli par son altesse la reine Elizabeth II, nous explique dans un français d’une limpide pureté, et sans accent : « Le monde n’est pas prêt à renoncer à sa substantifique moelle. Qui pourrait réellement se passer du nichon ? De tout temps le monde a tourné autour du sein, par et pour lui ! Au delà de la symbolique, il sait générer toute une économie, toute une culture, savante et vulgaire (de vulgaris, banal) tout un monde est centré autour de lui ! Jamais l’humanité ne renoncera au sein, et le sein ne renoncera pas à la vie ! »

Qu’ajouter au débat ?
Pour plus de lisibilité, la rédaction vous propose d’adhérer à l’association à but lucratif « Le Nichonthon » ; il suffit pour cela d’envoyer vos promesses de dons et des photos de vos nichons libres et révoltés qui n’ont plus rien à prouver à notre société à l’adresse suivante : nichonnichon@free.fr. Vous recevrez par retour de courrier une documentation fournie et soyeuse, ainsi qu’un surprenant souvenir accordé à chaque nouvel adhérent.

P.R.

Posté par pimpantesybarite à 19:46 - Sociologie du Nichon - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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